Festival

Du mercredi 12 au samedi 15 avril 2017, Festival Cinémas du sud à l’Institut Lumière

 

Du mercredi 12 au samedi 15 avril 2017, 17e édition du Festival Cinémas du Sud, pour explorer le cinéma du Maghreb et du Moyen-Orient et rencontrer plusieurs de ses cinéastes.

Parrainée par Hiam Abbass, prestigieuse actrice et réalisatrice (Héritage, Les Citronniers, La Source des Femmes, …) ayant travaillé avec des cinéastes de renoms tel Patrice Chéreau, Amos Gitaï ou encore Ridley Scott.

Cette année, coup de projecteur sur la jeune garde du cinéma arabe qui prend le pouls d’une région en plein bouleversement. Avec ces neuf films, cette édition promet encore une fois émotions et nouvelles occasions d’échanger avec les invités qui nous font l’honneur de leur présence.

Les séances seront présentées et animées par Abdellah Zerguine, directeur artistique de Regard Sud, et Michel Amarger, Journaliste critique cinéma Média France.

Les projections ont lieu à l’Institut Lumière.

Toutes les informations pratiques sur le site Regard Sud ou sur celui de L’institut Lumière

HUIT PAYS REPRESENTES

Le festival présentera deux films réalisés par des auteurs algériens. Le film d’ouverture, A mon âge, je me cache encore pour fumer de Rayhana (produit par Michèle Ray-Gavras) –  Film choral, film de femmes -, et  Samir dans la poussière, documentaire du réalisateur Mohamed Ouzine, questionnant ses propres origines.

Un film palestinien, Amours, larcins et autres complications, film dans lequel Muayad Alayan, cinéaste palestinien, raconte avec les tribulations burlesques d’un petit malfrat palestinien, par le biais de la comédie.

Cap aussi sur Beyrouth avec le film documentaire Chacun sa bonne du réalisateur Maher Abi Samra. Prix du meilleur documentaire de Dubaï, 2016, ce film jette une lumière crue sur l’exploitation des bonnes au Liban.

Escale au Maroc avec Insoumise, du réalisateur marocain Jawad Rhalib (Prix du jury au Festival international du film, Marrakech, 2015). Le cinéaste décrit les conditions de travail des saisonniers marocain en Belgique.

Du côté de la Tunisie, le film The Last of Us du jeune Ala Eddine Slim, suit la traversée du désert d’un migrant subsaharien, soudainement dévié de sa route. Le pari du cinéaste ? Dire la solitude, par la solitude des images et des sons.

Dans In the Last Days of the City (multi-primé), l’Égyptien Tamer El Saïd s’attache à suivre l’errance de Khalid, un réalisateur perdu entre le montage de son film et sa propre vie dans la capitale égyptienne. Très moderne dans sa forme, le film est un habile portrait du monde arabe.

La réalisatrice d’origine irakienne Soleen Yucef aborde dans House Without Roof, l’actuelle et intense question des réfugiés. Le film raconte l’émigration dense et émotionnelle d’une famille Kurde d’Irak en Allemagne après avoir échappé à la guerre et prise désormais entre deux mondes.

En clôture, Le film Barakah meets Barakah du jeune saoudien, Mahmoud Sabbagh, dresse le portrait acerbe d’un pays ne laissant littéralement aucun espace pour qu’hommes et femmes puissent se découvrir librement. Ce sera là la clôture de cette édition.

   LE PROGRAMME

Mercredi 12 avril à 20h
SOIREE D’OUVERTURE en présence de la réalisatrice Rayhana, de l’actrice Hiam Abbass et la productrice Michèle Ray-Gavras

À mon âge je me cache encore pour fumer de Rayhana
Au cœur du hammam, loin du regard accusateur des hommes, mères, amantes, vierges ou exaltées islamistes, des fesses et des foulards de Dieu se confrontent, s’interpellent entre fous rires, pleurs et colères, Bible et Coran…

Un premier film, avec Hiam Abbass, marraine de cette édition.

Prix du public au Festival de Thessalonique 2016

(avec Hiam Abbass, Biyouna, Nadia Kaci, Fadila Belkebla / Algérie-France, 2016, 1h30)


Jeudi 13 avril à 19h
Chacun sa bonne de Maher Abi Samra
Le travail des domestiques au Liban : un véritable marché, où l’employeur libanais est le maître et la travailleuse sa propriété… Plongée au cœur de l’agence Al Raed, avec la complicité de son propriétaire, Zein : ayant dans son camp la justice, la police et la publicité, il fait venir des femmes d’Afrique et d’Asie pour travailler dans les familles libanaises qui les choisissent sur catalogue.

Sélection au Festival de Berlin 2016
Prix du meilleur documentaire au Festival de Dubaï 2016

(avec Hisham Fageeh, Fatima Al Banawi / Liban, 2016, 1h07, documentaire)


Jeudi 13 avril à 21h
En présence du réalisateur Jawad Rhalib

Insoumise de Jawad Rhalib
Arrêtée après une manifestation, Laila quitte le Maroc pour un travail de saisonnière en Belgique, dans la petite exploitation agricole d’André. Elle découvre le système profondément injuste des contrats des saisonniers. La révolte gronde…

Deuxième fiction de l’auteur de El Ejido, La loi du profit (2007, Prix du meilleur documentaire, Fespaco), Les Damnés de la mer (2008, Prix du public, Visions du réel Nyon).

Prix du jury au Festival de Marrakech 2015
(avec Sofiia Manousha, Benjamin Ramon, Hande Kod / Maroc, 2015, 1h20)


Vendredi 14 avril à 17h
En présence du réalisateur Mohamed Ouzine et de l’acteur Samir Berka

Samir dans la poussière de Mohamed Ouzine
Les aspirations et les angoisses d’un jeune contrebandier algérien (neveu du réalisateur) qui transporte à dos de mules du carburant de son village jusqu’à la frontière marocaine… En creux se dessine le rapport ambigu qu’entretient avec ce territoire le réalisateur Mohamed Ouzine, photographe et auteur de plusieurs documentaires.

Prix du Jury George (moyen métrage le plus innovant) au Festival Visions du Réel de Nyon 2015

(avec Samir Berka / Algérie, 2015, 1h01, documentaire)


Vendredi 14 avril à 18h45
En présence de l’actrice Maya Abu Alhayyat

Amours, larcins et autres complications de Muayad Alayan
Ce que Mousa pensait être une voiture israélienne, facile à voler et facile à revendre dans son camp de réfugiés palestiniens, devient la cause de tous ses problèmes lorsqu’il découvre dans le coffre un soldat israélien kidnappé… « Un miracle de drôlerie totalement azimutée » selon Les Inrockuptibles, le premier long métrage de ce réalisateur palestinien, cofondateur d’un collectif de cinéastes et d’artistes basé à Jérusalem et Bethléem, également enseignant en cinéma.

Sélection au Festival de Berlin 2015

(avec Sami Metwasi, Maya Abu Alhayyat, Mustafa Abu Hanood, Valantina Abu Osqa / Palestine, 2015, 1h33, N&B)


Vendredi 14 avril à 21h
En présence de la réalisatrice Soleen Yusef

House Without Roof de Soleen Yusef
Alan, Jan et Liya, trois frères et sœur nés dans la région autonome du Kurdistan irakien, ont grandi en Allemagne. Ils retournent dans leur village natal pour enterrer leur mère aux côtés de leur père… Un premier long métrage remarqué, signé de cette jeune cinéaste née au Kurdistan irakien, arrivée en Allemagne à neuf ans.

Grand Prix Spécial du Jury Festival du Film de Montréal
Prix du nouveau cinéma allemand pour la meilleure production, Filmfest Munich

(avec Murat Seven, Sasun Sayan, Mina Ö. Sağdıç, Wedad Sabri, Ahmet Zirek / Irak, 2016, 1h57)


Samedi 15 avril à 14h45
En présence du réalisateur Tamer El Said

In the Last Days of the City de Tamer El Said
2009, Le Caire. Khalid, cinéaste de 35 ans, cherche un appartement. La femme qu’il aime va bientôt quitter l’Égypte. Et tandis que sa mère est à l’hôpital et que sa ville périclite, il cherche à faire un documentaire. Premier long métrage, un docu-fiction, réflexion poétique et sensible autour du rôle du cinéma.

Sélection au Festival de Berlin 2016
Sélection au Festival de Locarno 2016
Montgolfière d’or au Festival des 3 continents 2016
Grand Prix au New Horizons Film Festival (Pologne)

(avec Khalid Abdalla, Laila Samy, Hanan Youssef / Égypte, 2016, 1h58)


Samedi 15 avril à 17h45
En présence de l’acteur Jawher Soudani

The Last of Us d’Ala Eddine Slim
Le parcours d’un homme fuyant l’Afrique et le désert pour atteindre l’Europe… Après plusieurs courts multi-primés, le premier long métrage de ce cinéaste prometteur. Le Monde : « Entre Gerry de Gus Van Sant, Essential Killing de Jerzy Skolimowski ou Dead Man de Jim Jarmusch, un trip mental sans parole, un film magnifique. »

Sélection au Festival de Rotterdam 2017
Lion du futur-Prix Luigi de Laurentiis (Meilleur Premier Film) au Festival de Venise 2016

(avec Jawher Soudani / Tunisie, 2016, 1h34)


Samedi 15 avril à 20h15
En présence du réalisateur Mahmoud Sabbagh

Barakah meets Barakah de Mahmoud Sabbagh
Lui est fonctionnaire municipal de la ville de Djeddah. Elle, blogueuse sur Instagram, fille adoptive d’une famille très riche. Le destin les fait se rencontrer et ils vont vouloir se revoir dans un pays où les rendez-vous galants sont interdits et combattus de multiples manières… Premier long métrage, une comédie drôle et inattendue, venue d’Arabie Saoudite

Prix du jury œcuménique au Festival de Berlin 2016
Sélection au festival de Londres 2016

(avec Hisham Fageeh, Fatima Al Banawi / Arabie Saoudite, 2015, 1h28)

Le film, qui avait fait sa première à la Berlinale 2016, est une initiative courageuse d’une jeunesse saoudienne, qui, malgré un Etat très conservateur qui l’étouffe en permanence, arrive à faire entendre sa voix.


 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s