Séance Spéciale

[Ciné Débat] Mardi 9 mai, au Cinéma Le Zola, Un paese di Calabria en présence de la réalisatrice

Un paese di Calabria, documentaire sur Riace, village de Calabre qui accueille des migrants depuis 20 ans, est présentée en séance spéciale, mardi 9 mai à 20h30 au Cinéma Le Zola (Villeurbanne)  en présence de la réalisatrice Catherine Catella, en partenariat avec Amnesty International.
« Porté par une voix off douce et chantante, ce documentaire dresse le portrait d’une communauté qui résiste à l’indifférence et, par ricochet, à la mafia calabraise. Il redonne un peu d’espoir dans le genre humain. »   Jérémie Couston Télérama

Toutes les informations pratiques sur  www.cineduchere.fr

Cinéma Le Zola, 117, Cours Emile Zola – 69100 Villeurbanne
Métro : Ligne A arrêt République
[Voir le plan d’accès]
Un paese di Calabria De Shu Aiello, Catherine Catella
 Documentaire
 Françe, Italie,Suisse, 2016, 1h31 
Synopsis
Comme beaucoup de villages du sud de l’Italie, Riace a longtemps subi un exode rural massif. Un jour, un bateau transportant deux cents kurdes échoue sur la plage. Spontanément, les habitants du village leur viennent en aide. Petit à petit, migrants et villageois vont réhabiliter les maisons abandonnées, relancer les commerces et assurer un avenir à l’école. C’est ainsi que chaque jour depuis 20 ans, le futur de Riace se réinvente.

Visualiser la bande annonce : ici
Mots des réalisatrices Shu Aiello et & Catherine Catella
Comment est née l’idée du film ?
SA : Nous ne supportions plus d’entendre dans les informations le vocabulaire utilisé autour de l’immigration. Les mots comme « flux de migrants, débarquement, pression migratoire » nous scandalisent.
CC : C’est insupportable de ne penser qu’en chiffres, sans tenir compte du destin de chaque personne qui émigre. Riace est apparue comme un contreexemple. Là-bas, depuis vingt ans, l’accueil n’est pas vécu comme une source de division, mais au contraire comme la possibilité de partager l’histoire commune du village.
SA : En faisant le portrait de ce village, nous pouvions montrer qu’accueillir de nouveaux habitants n’empêche pas de garder son identité. Nous avons pu filmer des gens simples, plutôt pauvres, qui ont l’intelligence du coeur mais aussi le pragmatisme de penser que l’étranger peut être une chance dans un village désertifié et vieillissant. Ce sont des gens qui ont la mémoire de l’exil des leurs, et qui ont l’habitude de regarder la mer.
Qui est à l’origine de ce village d’accueil des migrants ?
SA : En 1998, un bateau avec 200 Kurdes à bord a échoué sur la plage. Domenico Lucano, alors conseiller municipal d’opposition, et une poignée d’habitants ont décidé de les accueillir et de créer une dynamique au sein du village.
CC : Ensemble, avec les nouveaux arrivants, les maisons ont été restaurées. Elles ont servi tant au tourisme qu’à l’accueil des migrants. L’association Città Futura est née. Elle liait l’accueil des immigrés et le développement du village. Domenico a été élu et, depuis, il est toujours maire de Riace. Le village s’est transformé, l’école a rouvert, les magasins se
sont maintenus…
Source Dossier de presse

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