Séance Spéciale

[Rendez-vous du documentaire] Mardi 18 avril au Lumière Bellecour – Swagger d’Olivier Babinet

Les Rendez-vous du Documentaire ont lieu chaque semaine au  cinéma Lumière Bellecour.

Mardi 18 avril,  à l’affiche  Swagger d’Olivier Babinet, mardi 18 avril à 18h30. Une étonnante, instructive et rafraîchissante plongée dans le quotidien de onze collégiens vivant dans des cités en banlieue.


Séance présentée par Pauline De Boever


Toutes les informations pratiques sur www.cinemas-lumiere.com

Mardi 18 avril à 18h30
Lumière Bellecour
Présenté par Pauline De Boever

Swagger d’Olivier Babinet
Documentaire
France, 2016, 1h24
Date de sortie  16 novembre 2016

Nomination au César du meilleur documentaire 2017

Synopsis

Swagger nous transporte dans la tête de onze enfants et adolescents aux personnalités surprenantes, qui grandissent au coeur des cités les plus défavorisées de France. Le film nous montre le monde à travers leurs regards singuliers et inattendus, leurs réflexions drôles et percutantes. En déployant une mosaïque de rencontres et en mélangeant les genres, jusqu’à la comédie musicale et la science-fiction, Swagger donne vie aux propos et aux fantasmes de ces enfants d’Aulnay et de Sevran. Car, malgré les difficultés de leur vie, ils ont des rêves et de l’ambition. Et ça, personne ne leur enlèvera.

« Premier effet swag de Swagger : la cinégénie, la présence, la malice, l’intelligence de ces kids. Deuxième effet swag : sa façon de redéfinir ce qu’est un ado de banlieue, loin des habituelles images anxiogènes ou misérabilistes. Troisième couche de swag : cette audace dans le mélange des genres, du docu et de la fiction, striant le réel le plus prosaïque par des embardées fantastiques. » Les Inrockuptibles

A propos du film

Les intentions d’Olivier Babinet 

Olivier Babinet a d’abord réalisé un court-métrage, C’est plutôt genre Johnny Walker, qui a obtenu une aide financière de Cinémas 93 (une association de Seine-Saint Denis qui aide aux financements de films). Le cinéaste a montré en compagnie de l’association son film en milieu carcéral ainsi qu’à des collégiens et des lycéens de Saint-Denis. C’est de cette manière qu’il a pu rencontrer la professeur de français Sarah Logereau qui lui a proposé d’animer un atelier avec une classe de 4ème. Il se rappelle :
« J’ai travaillé avec ces élèves sur le fantastique au quotidien, je leur demandais de raconter leur trajet le matin puis des rêves et des cauchemars. Nous avons mélangé le tout pour faire une série de petits films. De fil en aiguille, l’année suivante, on m’a proposé de séjourner au collège un jour par semaine, dans le cadre du dispositif de résidence d’artiste In Situ, via le Conseil Général de Seine-Saint-Denis. In Situ demande, en langage institutionnel, à l’artiste de « rayonner », c’est-à-dire de tenter d’avoir un rôle auprès de l’ensemble du collège. Afin de « rayonner » j’ai donc, le jour de mon arrivée, détourné les sonneries du collège, les remplaçant par des morceaux de musique de Bernard Herrmann, Cypress Hill, Tyler The Creator, des sons de Game Boy, Michel Legrand… Passé l’effet de surprise, les élèves se sont mis à danser dans les classes, dans les couloirs, dans la cour. Cela a rendu la rentrée légèrement surréaliste et permis à l’ensemble des élèves du collège de m’identifier. »

Le metteur en scène poursuit :

« Au cours de cette année, j’ai tissé des liens avec les enfants et les enseignants, la concierge, les surveillants… Je mangeais à la cantine avec les cancres, et le personnel de cuisine me donnait du rab de patates. Les élèves venaient me voir, j’observais, j’assistais à plein de scènes très fortes du quotidien collégien. A l’issue de ces deux années à Aulnay, j’ai souhaité mettre en images le quotidien de ce lieu à travers un clip dans lequel j’ai proposé à tous les «habitants» du collège de participer. On a fait ça sur la musique du groupe de Jean Benoit Dunkel «Tomorow’s World». Le résultat était tellement fort que j’ai eu envie d’aller plus loin en faisant un film sur eux, et surtout avec eux. Trop de films sur la banlieue portent un regard condescendant. »

Une parole brute

Comme Olivier Babinet n’avait pas prévenu les enfants et les adolescents des questions qu’il allait leur poser, ces derniers ont donc accepté de figurer dans le film sans savoir à l’avance ce qui les attendait. En procédant ainsi, le metteur en scène a cherché à recueillir leur parole brute sans aucun artifice.

Le choix des enfants

Certains des personnages du documentaire étaient des « élèves » d’Olivier Babinet, d’autres lui ont été présentés par les professeurs et d’autres encore sont venus à lui dans la cour. « Tous ceux qui voulaient participer ont trouvé leur place dans le film. Et parmi tous ceux-là, beaucoup ne voulaient pas jouer le jeu des entretiens. On a passé des semaines à venir et revenir avec Maud Mathery, ma première assistante, les chargés de productions, les stagiaires, pour relancer les enfants, récupérer les autorisations parentales… de parents qui souvent ne parlent pas français, n’écrivent pas… Un boulot énorme mais joyeux, passionnant. Dans un deuxième temps, j’ai rencontré les familles de mes personnages principaux, on est rentré dans les cités… Toujours grâce aux enfants », se souvient le cinéaste.

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