A (Re)découvrir

[Ciné Rencontre] Vendredi 21 avril, Mean Streets au Ciné Mourguet

 

Vendredi 21 avril à 20h – Ciné Rencontre : Mean Streets – présenté par Loulou Dedola, auteur de BD.

 Une plongée dans l’univers scorcesien : le passage de la damnation à la sainteté.


Informations pratiques

Ciné Mourguet – 15, rue Deshay 69110 Sainte Foy-lès-Lyon – 04 78 59 01 46
Bus C19 : Arrêt Ste Foy Mairie – Bus 49 : Arrêt Ste Foy Châtelain À 15 minutes de Perrache ou Francheville Taffignon
site internet : www.cinemourguet.com

Mean streets

Mean Streets de Martin Scorsese
Avec  H. Keitel, R. De Niro
USA – 1973 – 1h50
Date de sortie France  : 12 mai 1976
Date de reprise 18 juin 2014 – Version restaurée

Synopsis

Interdit aux moins de 12 ans 
Quatre petits malfrats vivent de combines et d’expédients clandestins à Little Italy, le quartier populaire des immigrés italiens de New York, Parmi eux, Charlie traverse une crise spirituelle, se réfugiant dans la religion pour trouver la voie du pardon. Son oncle, une figure bien intégrée dans le milieu, doit lui permettre de gravir les échelons. Lorsque Charlie prend sous son aile Johnny Boy, un jeune délinquant endetté, ce dernier met en danger ses projets. Flirtant avec le crime, la bande est entraînée dans une spirale grandissante de violence et de rivalité…

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A propos du film

Un film difficile à monter
Martin Scorsese a écrit la première version de Mean Streets en 1966 avec Mardik Martin avec qui il était à l’Université de New York. Les deux hommes ne trouvent alors personne pour financer le film. Cette première version du scénario tournait autour du conflit religieux. Martin Scorsese voulait « prendre pour personnage principal un saint qui vivrait dans un monde de gangsters. » Le cinéaste ajoute : « il est intéressant de voir comment cet homme peut faire une bonne action dans un tel monde. Si quelqu’un te parle de travers, tu dois le tuer ou lui écraser le crâne. Les règles de ce monde sont aussi simples que ça. Le personnage nie cette réalité et fait la pire chose qu’il peut faire. Il essaie d’éviter toute confrontation, dispute ou le moindre problème jusqu’à ce que la situation explose.« 

Après avoir fini le tournage de son premier film, Who’s that knocking at my door ? avec Harvey Keitel, les deux hommes écrivent une deuxième version en essayant de corriger les erreurs de ce premier essai. Toujours personne ne veut financer le projet. Après le tournage de Bertha Boxcar produit par Roger Corman, John Cassavetes conseille à Martin Scorsese de revenir à un film plus personnel. Il reprend le scénario de Mean Streets et sur les conseils de Sandra Weintraub Roland accorde une plus grande importance au style de vie de ses personnages de Little Italy et intègre de nombreuses anecdotes inspirées de sa vie et de celle de ses amis.
Content de Bertha Boxcar, Roger Corman propose à Martin Scorsese de produire le film. Seule condition, le cinéaste doit changer ses personnages d’origine italienne pour des afro-américains pour en faire un film de Blaxplotation, genre qui connaît quelques succès importants à l’époque. Soucieux de ne pas compromettre son projet, Martin Scorsese refuse l’offre. Roger Corman lui prêtera néanmoins l’équipe technique non-syndiquée avec qui il avait tourné Bertha Boxcar.
Jonathan T. Taplin se montre alors intéréssé. Il produit le film mais avec un budget très limité. Mean Streets se révelera un important succès qui lance la carrière de Martin Scorsese d’un point de vue commercial et critique.

Un film autobiographique qui parle de l’un des thèmes préférés de Martin Scorsese, la  rédemption
Martin Scorsese décrit Mean Streets comme un film autobiographique : « C’était une tentative de faire un film sur la manière dont moi et mes amis vivions à Little Italy. Il y a une dimension anthropologique ou sociologique au coeur même du projet. Charlie se sert des autres en pensant les aider. En croyant cela, il ruine tous ses efforts aussi bien envers les autres que lui-même. Quand il se bat avec Johnny dans la rue, il essaie de donner l’impression qu’il le fait pour les autres mais ce n’est qu’une question d’orgueil, le premier peché dans la bible. Ma voix est utilisée en alternance avec celle d’Harvey Keitel pendant tout le film. C’était un moyen pour moi de trouver une paix intérieur. Il est très facile de se discipliner pour aller à la messe tous les dimanches. Ca ne prouve rien. Pour moi, la rédemption ne peut venir que de la façon dont on vit et dont on se comporte avec les autres. »

La musique en symbiose avec les images
La musique tient une très grande place dans Mean Streets de l’avis même de Martin Scorsese : « J‘ai utilisé la musique avec laquelle j’avais grandi. Elle faisait naître toutes ces images. Il fallait gérer le problème des droits. Certains artistes se sont manifestés des années plus tard et Warner Bros a dû les payer. Nous essayions au maximum de les contacter en amont du projet mais pas toujours avec succès. Pour moi, Mean Streets a la meilleur bande son possible parce que ce sont tous des morceaux que j’ai aimé et qui représentait notre manière de vivre. Nous n’héstions pas à garder les morceaux sur plusieurs minutes dans le film. Pour moi, Mean Streets, c’est « Jumping Jack Flash » et Be my baby ». »

Lieux de tournage et choix des acteurs
Pour tourner Mean Streets, Martin Scorsese a cherché à engager des acteurs originaires de New York. Robert De Niro a grandi dans le même quartier que le cinéaste. Si les deux hommes ne se fréquentaient pas, ils se connaissaient de vue bien avant de faire du cinéma. Harvey Keitel est originaire du Bronx. David Proval, Richard Romanus et une grande partie du reste du casting sont également New Yorkais.

Bien que l’histoire de Mean Streets se déroule à New York, seuls quelques extérieurs ont effectivement été tournés sur place. La grande majorité du travail s’est effectuée à Los Angeles pour des raisons économiques. C’est notamment le cas de tous les intérieurs et de quelques extérieurs comme la scène finale en voiture.

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Distribution

  • Charlie  : HARVEY KEITEL
  • Johnny Boy : ROBERT DE NIRO
  • Tony : DAVID PROVAL
  • Teresa : AMY ROBINSON
  • Michael : RICHARD ROMANUS
  • Giovanni : CESARE DANOVA
  • Mario : VICTOR ARGO

Fiche technique

  • Réalisation : MARTIN SCORSESE
  • Scénario  :  MARTIN SCORSESE   – MARDIK MARTIN
  • Photographie :  KENT L.WAKEFORD
  • Montage :  SID LEVIN – MARTIN SCORSESE (non crédité)
  • Produit par  JONATHAN T.TAPLIN – E.LEE PEERY
  • Production :  TPS PRODUCTIONS

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