Séance Spéciale

[Avant Première] Jeudi 4 mai au cinéma Le Zola, Cinéma mon amour

Jeudi 4 mai au cinéma Le Zola, Avant première de Cinéma mon amour. Ce documentaire est une véritable ode à la salle de cinéma. Nous suivons l’histoire de Victor, directeur de cinéma depuis plus de 40 ans, qui se bat pour tenter de sauver sa salle, l’une des dernières de Roumanie !

Projection suivie d’un échange avec l’association Rhône-Roumanie et Mme la Consule générale de Lyon, Anca Opris.

Toutes les informations pratiques sur : http://www.lezola.com
Cinéma Le Zola, 117,  cours Emile Zola (Villeurbanne)
Métro : Ligne A, arrêt République
Cinéma mon Amour

Un film d’Alexandru Bele
Roumanie | 2016 | 70 minutes

Date de sortie 17 mai 2017

Synopsis

En 1989, il y avait plus de 400 cinémas en Roumanie. Aujourd’hui, il en reste moins de 30. C’est l’histoire d’un combat. Celui de Victor, directeur de cinéma depuis plus de 40 ans et cinéphile militant, qui se bat au quotidien avec ses deux employées pour tenter de sauver sa salle, l’une des dernières de Roumanie. Baigné entre nostalgie et rêves d’avenir, Victor tente de résister avec passion.

Sélection Festivals :
Festival du Film de Trieste (Italie) – Prix de la Résistance Culturelle
DocuArt Film Festival (Roumanie) – Prix du Meilleur Montage
Festival International du Documentaire de Création de La Rochelle – Mention Spéciale

Les motivations du réalisateur

« J’ai grandi dans les années 80, au coeur d’une grande ville du centre de la Roumanie. Enfant, j’allais au cinéma au moins une fois par semaine. En fait, tout le monde allait au cinéma car il n’y avait pas d’autres divertissements. La télévision nationale ne diffusait que deux heures par jour. Je me souviens à quel point il était difficile d’avoir un ticket ou de trouver un siège libre, et souvent de nombreux spectateurs étaient refusés car les séances étaient complètes. Parfois, je devais regarder le film debout parce que la salle était pleine. Pour moi, le cinéma restait quelque chose de mystérieux. Je me souviens du son du projecteur, de l’odeur du hall, de la couleur des murs, des affiches de films, des sièges inconfortables, et du panneau «Accès interdit» sur la porte de la cabine de projection, d’où provenait toute la magie. Je n’ai pas eu la chance de découvrir ce qui se cachait derrière cette porte, parce que très vite les cinémas ont fermé. Les affiches de films sont restées derrière les vitrines pendant des années, jusqu’à ce que les couleurs soient passées par le soleil. Tous ces souvenirs m’ont motivé à lancer ce projet. »

La rencontre du réalisateur avec Victor

Au départ, Alexandru Belc avait prévu de faire le tour de tous les cinémas de Roumanie. Et puis il a rencontré Victor, le directeur du cinéma de Piatra Neamt, qui lui a raconté son incroyable histoire : il a refusé de rejoindre sa famille immigrée en Italie, sachant pertinemment que sans lui son cinéma ne survivrait pas. Le cinéma est devenu sa nouvelle maison, et ses deux employées sa nouvelle famille. Belc a tellement été touché par Victor qu’il décide de concentrer le film sur son histoire, plutôt que sur celle des cinémas qu’il a visités. En racontant l’histoire de Victor, il parle de tous les cinémas de Roumanie.

L’industrie cinématographique roumaine mal en point

Alexandru Belc livre sa vision de l’industrie cinématographique roumaine :

« L’industrie change constamment, son système et ses lois évoluent. Je trouve qu’il est très compliqué de faire des films dans ce contexte. Mais, par-dessus tout, le problème majeur survient quand les réalisateurs ont terminé leurs films. Il est très difficile de les montrer au public roumain parce qu’il n’y a pas assez de cinémas pour les projeter. C‘est important de faire des films, de les montrer à Berlin ou à Cannes. Mais c‘est aussi primordial de pouvoir les montrer dans son propre pays. Aujourd’hui, l’Etat essaie de changer les lois et le monde politique réfléchit à ces problèmes.

J’espère que mon film va contribuer à faire changer les choses, mais ça reste une goutte d’eau. Nous l’avons projeté à Bucarest en invitant le Ministre de la Culture et les directeurs des institutions culturelles qui sont en charge des cinémas. La plupart nous ont confié qu’ils ne savaient pas que la situation était aussi critique. Les cinémas sont toujours propriété de l’Etat, il n’y a pas de cinémas privés. En Roumanie, le public continue d’aller au cinéma mais il a besoin de bonnes conditions de projections, de confiserie et de sièges confortables. »

Alexandru Belc

Alexandru Belc nait en 1980, en Roumanie. Il sort diplômé de l’Ecole de cinéma de Bucarest en 2007 et obtient un master en sciences politiques en 2012. Il travaille ensuite en tant qu’assistant réalisateur pour Corneliu Porumboiu et Cristian Mungiu. Il est script sur le tournage de 4 mois, 3 semaines et 2 jours de Cristian Mungiu, Palme d’Or en 2007. Son premier long-métrage documentaire 8th of March qui traite de la place des femmes dans le monde du travail, est sélectionné dans de nombreux festivals. Cinéma mon amour est son deuxième long-métrage documentaire.

Source Outplay film

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