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[CINÉ-CONCERT] Mercredi 31 mai à L’Institut Lumière, Arsenal d’Alexandre Dovjenko

A l’occasion du centenaire de la révolution russe, L’institut Lumière propose jusqu’au 24 juin, un Cinéma Russe – Moments d’histoire

L’un des points forts de  cette manifestation, le ciné-concert organisé lors de la projection du film muet Arsenal d’Alexandre Dovjenko. Le film sera accompagné au piano par Fred Escoffier.

En 1918, tandis que l’hécatombe se poursuit sur le front, la misère accable la population. Un déserteur incite les ouvriers de l’usine Arsenal à prendre les armes pour défendre la révolution…

Me 31 mai à 19h

Toutes les informations pratiques sur www.institut-lumiere.org

Arsenal d’Alexandre Dovjenko
(URSS, 1929, 1h30, N&B, avec Semyon Svashenko, Amyrosi Buchma, Georgi Khorkov, Dimitri Erdman)

 

1918. Tandis que les soldats périssent sur le front ukrainien, la population est exsangue. La compagnie du soldat Timosh déserte et rentre à Kiev. Revenu dans sa ville natale, Timosh fédère autour de lui un peuple harassé qui voit dans le bolchevisme la seule issue possible aux malheurs qui l’accablent. Après la Révolution de février, le gouvernement central est aux mains de la bourgeoisie. Timosh exhorte les ouvriers de l’arsenal maritime à se lancer dans une grande grève. Le gouvernement russe décide de noyer cette fronde dans le sang…

Arsenal forme avec deux autres films d’Alexandre Dovjenko : La Terre (1930) et Zvenigora (1928) une trilogie ukrainienne. Zvenigora évoque l’époque avant la révolution ; Arsenal décrit une lutte ouvrière avant la victoire des bolchéviques ; La Terre se déroule pendant la dictature de Staline. Dovjenko est considéré comme un des pères fondateurs du cinéma ukrainien. Arsenal est une porte ouverte sur le front ukrainien durant la Première Guerre mondiale (en 1918). Jay Leda dans le livre de référence Kino, histoire du cinéma russe et soviétique (L’âge de l’homme, 1976) : « Ce film-poème de l’Ukraine nous montre la guerre des tranchées, presque irréelle d’horreur, les malheurs de l’arrière, les contradictoires déclarations de loyalisme quand l’Ukraine apprend les deux révolutions de la Russie, enfin la sanglante répression de la révolte des ouvriers barricadés dans une fabrique de munition, à Kiev, en janvier 1918. Le film traite des forces en conflit, et non point des conflits d’individus. » Ancien peintre, Alexandre Dovjenko apporte à son cinéma cette sensibilité d’artiste. Le cinéma sera pour lui un moyen de dépasser les limites de la peinture.

Source Institut Lumière

 

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