A L'affiche....

Cinéma mon amour – portrait attachant de Victor, directeur d’une salle de cinéma en Roumanie

Cinéma mon Amour
Un film d’Alexandru Bele
Roumanie | 2016 | 70 minutes

Date de sortie 17 mai 2017

Synopsis

En 1989, il y avait plus de 400 cinémas en Roumanie. Aujourd’hui, il en reste moins de 30. C’est l’histoire d’un combat. Celui de Victor, directeur de cinéma depuis plus de 40 ans et cinéphile militant, qui se bat au quotidien avec ses deux employées pour tenter de sauver sa salle, l’une des dernières de Roumanie. Baigné entre nostalgie et rêves d’avenir, Victor tente de résister avec passion.

Sélection Festivals :
Festival du Film de Trieste (Italie) – Prix de la Résistance Culturelle
DocuArt Film Festival (Roumanie) – Prix du Meilleur Montage
Festival International du Documentaire de Création de La Rochelle – Mention Spéciale

A propos du film

Assistant réalisateur pour Corneliu Porumboiu (Le Trésor) et Cristian Mungiu (4 mois, 3 semaines et 2 jours, Baccalauréat ), Alexandru Bele avec Cinéma mon Amour livre une déclaration d’amour à la salle de Cinéma indépendante.  En 1989, il y avait plus de 400 cinémas en Roumanie. Aujourd’hui, il en reste moins de 30. Cette situation désole le réalisateur. Car, à l’heure où les films roumains remportent des prix dans les principaux festivals internationaux, les réalisateurs n’arrivent pas à montrer leur film dans leur propre pays.  Cristian Mungiu a créé un cinéma itinérant afin de pouvoir projeter des films roumains.

En allant voir Cinéma mon amour, ne vous attendez pas à avoir un état des lieux chiffré du cinéma indépendant roumain. Pourtant, à travers le portrait de Victor Purice, directeur  du Dacia Panoramic à Piatra Neamt, personnage haut en couleur, c’est la situation du cinéma roumain qui est décrite. Les salles roumaines sont toujours propriétés de l’état, qui s’en désintéresse et les laisse péricliter. Lorsque Victor va à Bucarest pour parler de ses difficultés, une responsable ne lui fait que de vagues promesses. Aussi, chaque jour Victor et ses deux employées doivent faire preuve d’imagination et de débrouille pour résoudre leurs problèmes du quotidien. Ils préparent des boissons chaudes, apportent des couvertures aux spectateurs pour les réchauffer car le petit radiateur électrique est loin de suffire à chauffer une salle de presque 1 000 personnes. On voit les murs qui s’effritent et Victor qui décide de refaire lui même la façade de son cinéma.

Lors de nombreux moments d’ennuis – faute de spectateurs – Victor se souvient de l’époque, pas si lointaine, où sa salle était pleine et où il était accueilli comme un roi lorsqu’il descendait du bus, des bobines à la main. malgré des moments de solitude et de  découragements, Victor garde une grande joie de vivre. Les moments où il joue de la musique, où chante font du bien et donne un ton optimiste au film.

Malgré les difficultés, Victor n’abandonne pas. Sa salle est sa vie, il n’imagine pas de la quitter. Sa femme et ses enfants ont immigré en Italie, lui est resté  pour s’occupper de sa salle.

Notons aussi la belle photo du film signée Tudor Vladimir Panduru, qui officiait sur Baccalauréat de Cristian Mungiu. Quant à l’affiche du film, on la doit à l’illustrateur espagnol Federico Babina, connu  pour  avoir  dessiné, dans sa série « Archidirector »,  des maisons influencées par le style cinématographique de 27 des plus grands réalisateurs de l’histoire du cinéma.

Cinéma mon amour est un film attachant, un brin nostalgique. Le spectateur est en totale empathie avec Victor, voudrait rester avec Victor et apprendre qu’il a réussi à sauver son cinéma.  

Les motivations du réalisateur

« J’ai grandi dans les années 80, au coeur d’une grande ville du centre de la Roumanie. Enfant, j’allais au cinéma au moins une fois par semaine. En fait, tout le monde allait au cinéma car il n’y avait pas d’autres divertissements. La télévision nationale ne diffusait que deux heures par jour. Je me souviens à quel point il était difficile d’avoir un ticket ou de trouver un siège libre, et souvent de nombreux spectateurs étaient refusés car les séances étaient complètes. Parfois, je devais regarder le film debout parce que la salle était pleine. Pour moi, le cinéma restait quelque chose de mystérieux. Je me souviens du son du projecteur, de l’odeur du hall, de la couleur des murs, des affiches de films, des sièges inconfortables, et du panneau «Accès interdit» sur la porte de la cabine de projection, d’où provenait toute la magie. Je n’ai pas eu la chance de découvrir ce qui se cachait derrière cette porte, parce que très vite les cinémas ont fermé. Les affiches de films sont restées derrière les vitrines pendant des années, jusqu’à ce que les couleurs soient passées par le soleil. Tous ces souvenirs m’ont motivé à lancer ce projet. »

 

Alexandru Belc

Alexandru Belc nait en 1980, en Roumanie. Il sort diplômé de l’Ecole de cinéma de Bucarest en 2007 et obtient un master en sciences politiques en 2012. Il travaille ensuite en tant qu’assistant réalisateur pour Corneliu Porumboiu et Cristian Mungiu. Il est script sur le tournage de 4 mois, 3 semaines et 2 jours de Cristian Mungiu, Palme d’Or en 2007. Son premier long-métrage documentaire 8th of March qui traite de la place des femmes dans le monde du travail, est sélectionné dans de nombreux festivals. Cinéma mon amour est son deuxième long-métrage documentaire.

 

Source Outplay film

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