Séance Spéciale

[Rendez-vous du documentaire] au Lumière Bellecour – Mardi 6 juin 2017 – Moi un noir

Les Rendez-vous du Documentaire ont lieu chaque semaine au  cinéma Lumière Bellecour.

Mardi 6 juin  à 18h30,  à l’occasion du Centenaire Jean Rouch, Les Rendez-vous du documentaire vous proposent de (re)découvrier Moi un noir, l’un des films les plus célèbres de cette grande figure du cinéma.

Avec Moi un noir, Jean Rouch effectue le portrait de jeunes Nigériens qui ont quitté leur terre pour venir chercher du travail en Côte d’Ivoire, à Treichville, capitale économique du pays. Ces personnages locaux surnommés Lemmy Caution, Dorothy Lamour, Edward G.Robinson prennent librement la parole et racontent leur vie, chargée de peines, de colères et d’amour.

Séance présentée par Pauline De Boever

Toutes les informations pratiques sur : www.cinemas-lumiere.com

Moi un noir de Jean Rouch
Avec OUMAROU GANDA, Petit Toure, Alassane Maiga, Seydou Guede, Amadou Demba
France, 1957, 1h20

Date de reprise 7 juin 2017 – Version restaurée

Prix Louis Delluc en 1958

Trois Nigériens et une Nigérienne s’installent à Treichville, banlieue d’Abidjan, chef-lieu de la Côte d’Ivoire. Comme nombre de leurs compatriotes, ils tentent l’aventure de la ville… Amère aventure pour ceux qui abandonnent leur village et se heurtent à une civilisation mécanisée.

« Dans Moi, un noir, Rouch a suivi pendant six mois l’installation d’une poignée de nigériens dans un faubourg d’Abidjan. « Je leur ai proposé de faire un film où ils joueraient leur propre rôle, où ils auraient le droit de tout dire et de tout faire », annonce le maître de cérémonie dès les premiers plans. De fait, quand on connaît le contexte colonial dans lequel il a été tourné, son extrême liberté narrative continue d’étonner. » Pascal Binétruy, Positif (mai 2017)
« Loin des conventions cinématographiques, Jean Rouch révèle une vérité humaine et fait exploser tous les cadres classiques. » À Voir – À Lire

Un film fondateur

Moi, un noir a marqué les cinéastes de la Nouvelle Vague par sa liberté de ton et de style. Le film de Jean Rouch est même considéré, encore aujourd’hui comme ayant fortement inspiré ce mouvement. Jean-Luc Godard a notamment expliqué au moment de sa sortie :

« André Bazin disait un jour que le plus beau film du monde, c’était l’expédition du Kon-Tiki, mais que ce film n’existait pas. En attendant « India 58 » de Roberto Rossellini, voilà Moi, un Noir qui met déjà pas mal de points sur les « i » de toutes les idioties de la production cinématographique actuelle. (…) « Moi, un noir », c’est un Français libre qui pose librement un regard libre sur un monde libre. (…) Le metteur en scène de l’admirable Jaguar ne traque pas la vérité parce qu’elle est scandaleuse mais parce qu’elle est amusante, tragique, gracieuse, loufoque, peu importe. L’important c’est que la vérité est là. »

La copie projetée dans le cadre des rendez-vous du documentaire n’est pas sous titrée en anglais.

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