avant première

[Avant première] SICILIAN GHOST STORY, vendredi 06 avril au Lumière Bellecour

Avant-première  SICILIAN GHOST STORY

De Fabio Grassadonia et Antonio Piazza

Film d’ouverture,  Semaine Internationale de la Critique Cannes 2017

En présence de l’acteur, Fillipo Luna

Dans le cadre de Quais du Polar

Vendredi 06 avril à 20h30 au Lumière Bellecour

Le nouveau film du duo de cinéastes palermitains découverts avec  Salvo, (Grand Prix de la Semaine de la critique en 2013).

Un conte fantastique qui revisite le mythe romantique de Roméo et Juliette dans le monde impitoyable de la mafia.


Informations pratiques
Cinéma Lumière Bellecour, 12 Rue de la Barre, Lyon2
Site : www.cinemas-lumiere.com

Sicilian Ghost Story 12 RUE DE LA BARRE,
De Fabio Grassadonia et Antonio Piazza
Italie | 2018 | 2h02 | VOSTF
Avec  Julia Jedlikowska, Gaetano Fernandez, Corinne Musallari, Vincenzo Amato,
Sabine Timoteo, Filippo Luna, Lorenzo Curcio, Andrea Falzone, Federico Finocchiaro

Date de sortie 13 juin 2018 

Dans un village sicilien aux confins d’une forêt, Giuseppe, 13 ans, disparaît. Luna, une camarade de classe, refuse la disparition du garçon dont elle est amoureuse et tente de rompre la loi du silence.  Pour le retrouver, au risque de sa propre vie, elle tente de rejoindre le monde obscur où son ami est emprisonné et auquel le lac offre une mystérieuse voie d’accès. Conte fantastique, Sicilian Ghost Story revisite le mythe de Roméo et Juliette dans le monde impitoyable de la mafia.

 

Inspiré d’un fait réel datant de 1993, « Sicilian Ghost Story » est un thriller franco-italien. . Le film est écrit et réalisé par Fabio Grassadonia et Antonio Piazza qui ont signé précédemment le court « Rita » et « Salvo« .

Notes d’intention des réalisateurs »

« Sicilian Ghost Story est inspiré d’un fait réel. Le 23 novembre 1993, Giuseppe Di Matteo, fils du mafieux repenti Santino Di Matteo, est enlevé par des hommes habillés en policiers dans le manège équestre qu’il fréquente. Ils le convainquent de monter dans une voiture avec eux, en lui disant qu’ils l’emmèneront voir son père, qui collabore avec la police dans un lieu secret. Giuseppe, n’ayant pas vu son père depuis des mois, ne se le fait pas dire deux fois. C’est ainsi que commence le rapt d’un gamin de 12 ans.
Giovanni Brusca, le « boss » de la mafia qui a organisé cet enlèvement, est sûr que Santino Di Matteo interrompra sa collaboration avec la police pour sauver son fils et qu’il reviendra sur ses témoignages dans les procès en cours contre lui (Brusca a commis plusieurs homicides ; il est l’undes principaux suspects dans l’attentat contre le juge Falcone). Brusca a vu grandir cet enfant car il était l’ami et le boss de Santino di Matteo. Santino Di Matteo continuera pourtant de collaborer avec la Justice.

Giuseppe restera 779 jours et nuits entre les mains de ses geôliers mafieux, qui le déplacent d’une cachette à l’autre, menotté, les yeux bandés, lors de longs transferts dans toute la Sicile. Cet enlèvement sans issue possible s’achève dans un bunker souterrain au sein d’une propriété à 2 kilomètres du village natal de Brusca et à 20 kilomètres du village natal de l’adolescent. La nuit du 11 janvier 1996, Giuseppe, qui n’est plus qu’une larve humaine d’une trentaine de kilos, est étranglé, son corps est  dissous dans de l’acide.

Nous sommes tous deux palermitains et cette histoire hante nos consciences. Giuseppe est un fantôme qui ravive une douleur commune, face à l’abomination qu’il a subie, mais aussi une colère éprouvée contre ce monde qui a permis cette abomination. Un fantôme emprisonné dans une histoire sans rédemption possible. Un fantôme piégé dans l’obscurité de nos consciences. Un fantôme à libérer. Il nous a été possible de raconter cette histoire grâce à la lecture du récit Un cavaliere bianco de Marco Mancassola.
Dans le récit, Giuseppe Di Matteo mourant se transforme, dans l’imagination d’une camarade de classe, en un cavalier imaginaire, une présence surnaturelle qui la protège. L’intuition d’un choc entre un niveau de réalité et un niveau fantastique du récit nous a fait reconnaître les éléments que nous avions depuis longtemps sous les yeux : un fantôme, et un monde capable de supprimer les enfants. Des éléments fondateurs pour une histoire de fantôme.
Cette histoire bascule continuellement entre deux niveaux : celui de la réalité, la vérité anthropologique et historique des faits, et celui du
fantastique qui, dans la relation obstinée entre les deux protagonistes, dévoile la possibilité du miracle de l’amour qui transcende la mort et sauve leur humanité.
La protagoniste de notre conte c’est Luna; tandis que Giuseppe, personnage plus ou moins imaginaire, est inspiré par le véritable Giuseppe Di Matteo.
Luna est la camarade de classe de Giuseppe, amoureuse de lui depuis longtemps. L’histoire commence le jour où elle trouve le courage de
déclarer son amour à Giuseppe. Quelques heures plus tard, ce dernier disparaît. Le silence du côté de la famille et l’indifférence du monde qui les entoure concourent à cacher le motif de sa disparition mystérieuse, à laquelle Luna ne se résigne pas.
L’histoire répond à l’exigence intérieure de Luna de retrouver et de sauver Giuseppe. C’est son «rêve ». Au fur et à mesure cependant que l’histoire avance, nous comprenons que nous ne sommes pas toujours dans son imagination. Luna est aussi le « rêve » de Giuseppe. Il y a une communication secrète entre les deux jeunes, rendue possible par la lettre d’amour que Luna a donné à Giuseppe, une communication qui va de l’inconscient au conscient et leur permet de se réunir. Une réunion qui dévoile à la fin une dimension qui dépasse les rêves, les cauchemars, la réalité de mort qui les entoure, une dimension grâce à laquelle les deux jeunes sauvent leur humanité, la très concrète et indestructible
réalité de leurs âmes.

C’est dans son amour pour Giuseppe que Luna sauve sa propre humanité. C’est dans son amour pour Luna que Giuseppe, sauvant sa propre
humanité, lui sauve la vie. Dans notre film le fantôme d’un adolescent piégé dans l’obscurité de nos consciences peut finalement les surpasser et se libérer dans un espace plus lumineux, celui de la vie. » Source dossier de presse du distributeur Jour2fête

Fabio Grassadonia et Antonio Piazza

Fabio Grassadonia et Antonio Piazza sont deux scénaristes et réalisateurs siciliens. Leur premier long métrage SALVO a été présenté au festival de Cannes en 2013 où il a remporté les deux prix de la Semaine de la Critique : le Grand Prix et le Prix Révélation. Le film a été distribué dans une vingtaine de pays, États-Unis inclus, et il a participé à de restigieux festivals internationaux.
En 2010, Fabrio Grassadonia et Antonio Piazza ont écrit et réalisé le court métrage RITA, leur première réalisation avec laquelle ils ont obtenu d’importantes reconnaissances en Italie et à l’étranger. Tous deux continuent à travailler aussi comme consultants en développement de scénarios pour des institutions européennes comme Berlinale Residency, Locarno Open Doors, POWR Baltic Event, Torino FilmLab, Semaine de la Critique Next Step, Nisi Masa ESP.

Filmographie

2017 Sicilian Ghost Story
2013 Salvo
2010 Rita

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s