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La mort de Staline, une comédie satirique avec un humour noir so british !

 

La Mort de StalineLa Mort de Staline
Réalisé par : Armando Iannucci
Avec : Steve Buscemi, Simon Russell Beale, Jeffrey Tambor, Paddy Considine, Rupert Friend
France, Grande-Bretagne, U.S.A/2018/1h48

Dans la nuit du 2 mars 1953, Staline se meurt, anéanti par une terrible attaque cérébrale. Dans les jours qui suivent, les ministres composant sa garde rapprochée se livrent à un combat acharné pour prendre le contrôle, certains souhaitant un changement positif en Union Soviétique, d’autres nourrissant des ambitions plus funestes. Mais tous sont dans la même urgence : lutter à tout prix pour rester, simplement, en vie.

 

A propos du film

Le film s’inspire d’une bande dessinée française (en deux tomes)  du même nom de Fabien Nury et Thierry Robin, centrée sur la  lutte de pouvoir abjecte (et étalée sur deux jours) que se livrent les anciens subordonnés  du dictateur pour lui succéder. 

Avec La Mort de Staline, le réalisateur Armando Iannucci  est en terrain connu  puisqu’il est le scénariste-réalisateur de la série sarcastique The Thick of It et du film oscarisé In the Loop, qui dissèquent les rouages de la politique britannique, ainsi que de la série américaine multiprimée Veep, satire politique sur une vice-présidente fictive et son équipe.

 

 

 

A partir de faits réels extraordinaires par leur absurdité, Armando Iannucci réalise une comédie satirique, cynique et ironique.  Il livre au travers de scènes drôles voir loufoques, une critique acerbe de l’autoritarisme et de la corruption des hommes de pouvoir . La plupart des scènes sont issues d’authentiques anecdotes survenues dans les deux jours qui suivirent la mort de Staline.  Comme celle d’ouverture où un régisseur fait rejouer un concert puisque Staline en voulait l’enregistrement. Ou encore celle d’un despote baignant dans son urine tant ses gardes sont terrorisés à l’idée d’avoir à révéler sa mort.

Tout parait incroyable dans le film, mais presque tout est vrai ! Avant le tournage,  Armando Iannucci s’est documenté sur le Moscou des années 1940 et 1950. Il a pu constater à quel point cette époque était abominable : chacun connaissait quelqu’un qui avait été envoyé au goulag ou qui avait été exécuté.  Après la mort de Staline débutent alors deux jours et deux nuits de tractations, de renversements d’alliances et de coups tordus entre les prétendants à la tête du Kremlin. Un jeu de massacre féroce, souvent très drôle, où les joutes verbales sont également  savoureuses.

Les joutes verbales sont également  savoureuses. Les répliques fusent entre pics biens senties et références historiques.  Les acteurs anglophones interprètent merveilleusement des figures historiques russes marquantes de l’époque Stalinienne. L’utilisation de la langue anglaise apporte un humour so british au film, et renforce le côté absurde et dramatique de la situation.

 

Parmi cette troupe d’acteurs, nous trouvons par exemple Steve Buscemi dans le rôle de Nikita Krouchtchev, Simon Russell Beale dans le rôle de Lavrenti Beria ou encore un hilarant Rupert Friend dans le rôle de Vassily, fils de Staline.

Notons le soins apporté à l’image et au décor. La Mort de Staline a été tourné en extérieurs à Moscou, Kiev, Londres et Oxfordshire. Armando Iannucci et son équipe n’ont pas pu réaliser l’intégralité du film en Russie. Ils ont alors décidé de recréer la Russie des années 1950 à Londres.  Plusieurs extérieurs londoniens ont été utilisés, dont le Shoreditch Town Hall pour la salle de concert, le Freemason’s Hall à Covent Garden, le Goldsmiths Hall, le Hammersmith Town Hall dans le West London pour des scènes au Kremlin, et la Mansion House dans la Cité de Londres pour la Salle des Colonnes. Pour la résidence de Staline, une datcha a été construite  dans les bois près de Pinewood en créant une maison qui reflète les goûts du dictateur.

 

La mort de Staline ne sortira finalement pas en Russie ou il est perçu comme un affront au passé soviétique de la Russie

La mort de Staline possède un humour noir terriblement british, un sens de la farce qu’on n’avait pas vu depuis les Monty Python.  

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